Les chiffres ne mentent pas : près d’une grossesse sur cinq se termine par une fausse couche. Derrière cette statistique, il y a autant de parcours singuliers que de femmes concernées. Le sujet reste souvent tabou, alors qu’il bouleverse, inquiète, et questionne. Comment se déroule une fausse couche ? Quelles sont les causes ? Que faire si la grossesse s’interrompt ou si l’expulsion ne se passe pas spontanément ? Ici, on fait le point, sans détour ni euphémisme.
Fausse couche et échec d’avortement : comprendre, agir, traverser. Voici ce que vous devez savoir.
Pour clarifier le fil de ce dossier, voici les points que nous allons explorer :
- Comment survient une fausse couche ?
- Manifestations et types de fausses couches
- Fausse couche « d’entrée » : comment se déroule-t-elle concrètement ?
- Que se passe-t-il après l’expulsion ? Quand faut-il un curetage ?
- Avortement manqué : explications et prise en charge
- Les origines des fausses couches
- Pourquoi tant de cas restent sans cause identifiable ?
- Quand faut-il envisager un bilan après plusieurs fausses couches ?
- À quel moment consulter un professionnel de santé ?
- Signes d’alerte après une fausse couche ou un curetage
- L’expulsion assistée par médicaments
- Quels traitements existent ?
- Focus sur la mifépristone et le misoprostol (cytotec)
- Prise en charge après une fausse couche
- Récupération physique
- Soutien émotionnel
- Peut-on prévenir les fausses couches ?
- Le cas du sac gestationnel vide
- La grossesse môlaire
- Comment la détecter ?
- Attendre avant une nouvelle grossesse après une môla
- Risque de récidive
- Examens pour exclure une anomalie utérine
- Traitement d’une grossesse extra-utérine
- Tomber enceinte après une grossesse extra-utérine
- Fausses couches à répétition : que faire ?
- Cours en ligne Althy pendant et après la grossesse
Comment survient une fausse couche ?
La perte de sang n’est pas systématiquement le premier signe.
Contrairement à une idée reçue, saigner n’est pas forcément le tout premier signal d’alerte. Les saignements en début de grossesse peuvent avoir diverses origines. Mais si la perte de sang s’accompagne de douleurs abdominales, la probabilité d’une fausse couche est plus élevée. Voici ce qu’il se passe concrètement lors d’une fausse couche.
Les fausses couches ne se ressemblent pas toutes
1) La fausse couche « d’entrée »
Quand le corps expulse l’embryon, les crampes et les saignements sont marqués. Pour celles qui ont déjà accouché, la sensation peut rappeler des contractions. Le col de l’utérus s’entrouvre, provoquant des douleurs parfois intenses. La perte de sang peut durer plusieurs jours, jusqu’à l’expulsion complète. C’est souvent à ce moment-là que les crampes atteignent leur maximum : on ressent alors clairement que « quelque chose » est expulsé. Il s’agit de l’embryon. Les professionnels de santé recommandent, si possible, de conserver ce qui est expulsé afin d’évaluer si tout a bien été éliminé.
Après l’expulsion, la douleur s’apaise, les saignements décroissent pour se rapprocher d’une menstruation classique. Ceux-ci persistent quelques jours, puis cessent. Quelques semaines plus tard, les règles reprennent normalement. Si le saignement ne s’arrête pas ou reste abondant, il peut s’agir d’une fausse couche incomplète, nécessitant parfois un curetage (évacuation de l’utérus par acte médical). À ce stade, il est recommandé de consulter ou d’appeler un professionnel.
L’avortement manqué : quand la grossesse s’arrête sans signe évident
Il arrive aussi que rien n’alerte. Pas de saignement, pas de douleur, les signes de grossesse persistent… jusqu’à la première échographie, qui révèle l’absence d’activité cardiaque de l’embryon. Parfois, seul un sac gestationnel est visible, sans embryon. Cela signifie que l’arrêt de grossesse est survenu tôt, sans expulsion. On parle alors d’avortement manqué. Dans ces situations, un délai d’attente de 1 à 2 semaines est souvent proposé pour vérifier à l’échographie s’il y a évolution.
Si la grossesse s’avère interrompue, plusieurs options sont envisageables : attendre l’expulsion spontanée, ou intervenir par médicament ou curetage.
À savoir : choisir d’attendre l’expulsion peut générer une période d’incertitude, car l’évolution reste imprévisible.
Dans la moitié des cas, l’expulsion se produit dans les deux semaines.
En général, cela débute par des saignements légers et des douleurs discrètes, qui peuvent durer plusieurs jours avant de s’intensifier. Si rien ne se passe, un médicament comme le misoprostol peut être prescrit pour déclencher les contractions utérines nécessaires à l’expulsion.
Le curetage : lorsqu’il s’avère nécessaire, il se déroule chez le gynécologue, sous anesthésie locale ou légère. L’intervention dure une dizaine de minutes, parfois sous sédation. Avant le geste, des comprimés sont administrés pour faciliter l’ouverture du col, ce qui peut entraîner crampes et saignements.
Des recherches menées en 2015 par l’AMC ont montré que le curetage, lorsqu’il est pratiqué, réduit le risque de naissance prématurée lors d’une grossesse suivante de près d’un tiers. Cependant, d’autres travaux publiés en 2017 indiquent que 20% des femmes peuvent développer des adhérences utérines après un curetage, compliquant parfois les futures conceptions. D’où l’importance, si la situation médicale le permet, d’attendre deux semaines pour laisser une chance à l’expulsion naturelle.
Si le traitement médicamenteux échoue, alors seulement le curetage sera envisagé. Celui-ci se pratique généralement en ambulatoire. Certaines femmes redoutent d’être conscientes durant l’acte, auquel cas une anesthésie générale est possible.
Le curetage reste une intervention simple mais l’anesthésie comporte toujours un risque, même faible.
Conseil : n’allez pas trop vite vers le curetage. Lorsqu’à la première échographie le diagnostic tombe, l’envie de tout « régler » au plus vite est compréhensible. Mais il vaut parfois mieux prendre un temps de recul. Le choc du diagnostic est brutal ; il est légitime de vouloir digérer la nouvelle avant toute décision.
Si la situation clinique le permet, patienter deux semaines laisse au corps l’opportunité de gérer l’expulsion. Pour la moitié des femmes, tout se résout ainsi. Attendre, c’est parfois aussi mieux vivre la séparation avec ce projet de vie. Si l’attente est insupportable, essayez au moins de prendre une nuit : cela permet à chacun de se préparer à dire adieu. Ensuite, discutez avec votre médecin de l’option médicamenteuse. Le misoprostol déclenche les contractions et l’expulsion. Ce n’est qu’en cas d’échec que le curetage reste indiqué.
Anti-D immunoglobuline : Si votre groupe sanguin est rhésus négatif, une injection d’anti-D peut être proposée après une fausse couche pour prévenir la formation d’anticorps qui pourraient compliquer une grossesse ultérieure. Avant 10 semaines de grossesse, cette injection n’est généralement pas nécessaire, mais il est utile d’en discuter avec votre professionnel de santé.
- Thématiques abordées, Fausse couche × Diagnostic
- Causes des fausses couches
- Quand alerter un médecin
- Expulsion médicamenteuse
- Prise en charge
- Prévention possible
- Sac gestationnel vide
- Grossesse môlaire
- Grossesse extra-utérine
- Fausses couches à répétition
Les points clés à retenir
Fausse couche, diagnostic, causes, conduite à tenir, prévention, traitements, répétitions, grossesse extra-utérine, sac gestationnel vide, môla…
Causes des fausses couches
Dans la majorité des cas, aucune cause n’est identifiée.
Voici quelques facteurs pouvant influencer la survenue d’une fausse couche, mais gardez en tête qu’aucune culpabilité n’a lieu d’être : la cause reste souvent mystérieuse.
Tabac, alcool, substances toxiques : le risque augmente avec le tabagisme. Il en va de même pour la consommation excessive d’alcool, la prise de drogues ou de certains médicaments. Informez systématiquement votre médecin de votre désir de grossesse avant d’entamer un traitement. Évitez tout médicament non prescrit. Surveillez aussi votre environnement professionnel : si vous manipulez des produits chimiques, votre employeur doit vous informer des risques éventuels.
L’âge maternel : le risque de fausse couche croît avec l’âge. Avant 35 ans, il avoisine 10%. Entre 35 et 40 ans, il grimpe à 20%. Au-delà de 40 ans, il dépasse 33%.
Après plusieurs fausses couches, un bilan peut être proposé.
Les causes possibles incluent :
- Anomalies chromosomiques : Un bilan sanguin peut détecter une anomalie chez 2 à 3% des couples concernés. Si une anomalie est identifiée, un suivi génétique est proposé. Mais la grande majorité des fausses couches à répétition surviennent alors même qu’aucune cause n’est retrouvée.
- Malformations utérines : L’échographie, l’hystéroscopie ou l’hystérosalpingographie permettent de rechercher des anomalies de l’utérus (septum, utérus double, adhérences, fibromes). Les conséquences d’un curetage antérieur ou d’une exposition au DES (médicament prescrit entre 1947 et 1975) peuvent aussi être impliquées.
- Anticorps antiphospholipides : Chez environ 15% des femmes ayant eu plusieurs fausses couches, ces anticorps sont retrouvés. Ils favorisent les caillots sanguins, qui peuvent obstruer les vaisseaux du placenta et empêcher le développement de l’embryon. Un traitement anticoagulant sera alors proposé lors d’une future grossesse.
- Troubles de la coagulation : Certaines anomalies héréditaires du sang augmentent le risque. Si votre famille présente des antécédents de thrombose ou d’accidents vasculaires, signalez-le à votre médecin.
- Excès d’hormone lutéinisante (LH) : Un taux élevé de LH, notamment dans le syndrome des ovaires polykystiques, pourrait accroître la probabilité de fausse couche.
Quand consulter un professionnel ?
La perte de sang en début de grossesse est fréquente, mais elle ne signe pas systématiquement une fausse couche. Toutefois, si la quantité dépasse quelques gouttes, contactez votre sage-femme ou médecin généraliste. Si le saignement démarre la nuit mais reste modéré, il est possible d’attendre le matin. Mais en cas de saignement important, n’hésitez pas à appeler immédiatement, même à une heure avancée.
Selon la gravité du saignement, la présence ou non de douleurs, le professionnel décidera de la conduite à tenir. Parfois, une simple surveillance suffit. Il faut savoir que près d’une grossesse sur cinq se termine par une fausse couche, mais qu’une perte de sang reste plus souvent bénigne.
Si le saignement persiste et s’accompagne de contractions, une fausse couche est probable. Dans ce cas, il n’existe pas de moyen d’arrêter le processus. Le rôle du praticien sera alors d’accompagner et d’expliquer ce qui va se passer.
Si la perte de sang est abondante, plus qu’une règle hémorragique, contactez immédiatement votre médecin ou sage-femme.
En cas de doute, vous pouvez appeler soit votre médecin traitant, soit une sage-femme de proximité. L’avantage de consulter une sage-femme est qu’elle peut souvent faire une échographie sur place, ce qui accélère le diagnostic.
Quand demander de l’aide après une fausse couche ou un curetage ?
Voici dans quels cas il est conseillé de consulter rapidement :
- Douleurs persistantes : Si les crampes ou les saignements ne cessent pas, il est possible qu’il reste des tissus à évacuer. Un second curetage peut alors être nécessaire.
- Saignements abondants : Un flux sanguin qui affaiblit, provoque des malaises ou des vertiges justifie une consultation urgente.
- Fièvre : Elle peut signaler une infection de l’utérus. Contactez sans délai votre médecin.
- Préoccupation persistante : En cas de doute sur l’évolution, mieux vaut vérifier avec un professionnel.
Expulsion assistée par médicaments
Si l’expulsion naturelle ne se produit pas ou si attendre devient trop difficile, il existe des traitements médicamenteux pour provoquer les contractions. Ce processus peut être douloureux et s’accompagne de saignements parfois importants. Mais il permet d’éviter une intervention chirurgicale et l’anesthésie qu’elle implique.
Le curetage, même s’il est généralement sans complication, peut entraîner des adhérences utérines et augmenter le risque de prématurité lors d’une grossesse suivante. C’est pourquoi les médicaments sont souvent privilégiés en première intention, malgré les douleurs que cela peut générer.
Quels médicaments sont utilisés ?
Mifépristone
La mifépristone bloque l’action de la progestérone, hormone indispensable au maintien de la grossesse. Elle permet l’ouverture progressive du col de l’utérus. Elle est souvent utilisée en association avec un autre médicament.
Misoprostol (Cytotec)
Le misoprostol provoque les contractions de l’utérus. Cette molécule, fréquemment prescrite avec la mifépristone, peut mettre quelques heures à agir. Elle est également utilisée avant un curetage pour faciliter le geste.
Après une fausse couche : récupération et accompagnement
Vivre une fausse couche marque souvent un tournant, aussi bien physique qu’émotionnel. Certaines femmes s’en remettent rapidement, d’autres traversent un véritable deuil, parfois incompris.
Récupération physique
Le retour à la normale prend généralement une à deux semaines sur le plan physique : les saignements cessent, l’utérus reprend sa place. Il est recommandé de ne pas avoir de rapports sexuels durant cette période. Les règles reviennent habituellement après 4 à 6 semaines.
Retentissement psychologique
La grossesse, même très précoce, s’accompagne souvent de projections, d’attentes, de rêves. Le choc d’une fausse couche peut entraîner un véritable processus de deuil. Il n’y a pas de règle : certaines femmes ressentent l’impact pendant plusieurs mois. Il est important d’en parler, de se donner le droit d’être triste, de partager avec ses proches ou un professionnel. Même si l’entourage peut parfois manquer de tact, il est préférable d’exprimer ce que l’on traverse.
Conseil : Garder un souvenir, une échographie, une carte de rendez-vous, ou écrire ce que l’on ressent, peut aider à traverser l’épreuve. La place de ce bébé, même fugace, mérite d’exister.
Prévenir une fausse couche : mythe ou réalité ?
La seule prévention possible consiste à adopter une hygiène de vie saine : pas de tabac, pas d’alcool, limiter le stress, éviter toute automédication, prendre de l’acide folique quotidiennement. Ce dernier ne prévient pas les fausses couches à proprement parler, mais réduit le risque de certaines malformations du bébé.
En vivant sainement et en évitant les risques connus, il n’existe pas d’autre moyen d’empêcher une fausse couche. La plupart du temps, l’arrêt de grossesse résulte d’un défaut dans la division cellulaire, impossible à prévenir.
Sac gestationnel vide
Dans certains cas, le sac gestationnel se développe sans embryon, on parle alors d’œuf clair ou d’œuf vide.
Le placenta et le sac sont là, mais l’embryon a cessé de se développer très tôt, souvent à cause d’une anomalie chromosomique. Les symptômes sont ceux d’une grossesse normale, ce qui explique pourquoi ce diagnostic n’est posé qu’à l’échographie ou lors d’une fausse couche.
La prise en charge dépend du terme et des circonstances. Si le diagnostic est posé après la 10e semaine, un curetage est généralement proposé, car le risque de saignement important augmente avec la durée de la grossesse.
Vivre un œuf clair n’augmente pas le risque de récidive. Une nouvelle grossesse peut être envisagée dès que le corps a retrouvé son équilibre.
La grossesse môlaire
Dans la grossesse môlaire, la division cellulaire a déraillé dès le départ.
Au lieu de former un embryon, seul du tissu placentaire se développe, formant parfois des vésicules remplies de liquide dans l’utérus. Aucun embryon n’est visible à l’échographie, ni liquide amniotique. Cette situation diffère de l’œuf clair, où le placenta s’est formé normalement.
La grossesse môlaire est rare (1 sur 2000) et touche plus souvent les femmes très jeunes ou de plus de 40 ans. Elle peut entraîner un utérus volumineux, des pertes de sang, voire la présence de vésicules dans la circulation sanguine ou dans les poumons.
Reconnaître la grossesse môlaire
Le diagnostic repose essentiellement sur l’échographie, qui révèle la présence de vésicules à la place de l’embryon. Le taux d’hormone de grossesse (hCG) est souvent très élevé. Un contrôle radiographique des poumons peut être proposé pour vérifier la dissémination des vésicules.
Le traitement repose sur le curetage, réalisé sous anesthésie générale. Parfois, des vésicules subsistent et le taux d’hCG reste élevé. Dans ce cas, une chimiothérapie est indiquée, avec un excellent pronostic de guérison et sans conséquence sur la fertilité future.
Attendre avant une nouvelle grossesse après une môla
Après une grossesse môlaire, il faut s’assurer que toutes les cellules anormales ont disparu avant de reprendre un projet d’enfant. Une contraception par pilule est recommandée pendant la surveillance du taux d’hCG, qui peut durer plusieurs mois. Une fois ce taux normalisé, il est conseillé d’attendre encore six mois avant de tenter une nouvelle grossesse.
En cas de récidive de taux élevé d’hCG, un traitement complémentaire sera mis en place. Si l’utérus doit être retiré (trophoblaste persistant et absence de désir de grossesse), il est recommandé de ne pas envisager de grossesse avant un an après la normalisation du taux d’hCG.
Le risque de récidive est très faible
Après une môla, une échographie précoce est systématique lors d’une grossesse suivante pour s’assurer du bon déroulement. Mais la probabilité d’une nouvelle grossesse normale reste très élevée.
La grossesse extra-utérine
La grossesse extra-utérine (GEU) se développe en dehors de la cavité utérine, le plus souvent dans une trompe de Fallope.
Normalement, l’œuf fécondé migre vers l’utérus en quelques jours. En cas de GEU, il reste bloqué en chemin, parfois dans l’ovaire ou la cavité abdominale. Cela concerne environ 1% des grossesses. Les facteurs de risque incluent des antécédents d’infection pelvienne (chlamydia, appendicite), une chirurgie abdominale, la pose d’un stérilet ou la procréation médicalement assistée.
Le risque principal est la rupture de la trompe, qui peut entraîner une hémorragie grave et la perte de la trompe.
Signes d’une grossesse extra-utérine
Les symptômes apparaissent entre 5 et 12 semaines :
- Douleur abdominale unilatérale
- Saignement vaginal
- Douleur à l’épaule
- Malaise général
- Nausées
Avant rupture, ces symptômes restent souvent modérés. Après rupture, ils s’aggravent :
- Douleur vive
- Baisse de tension
- Pouls rapide
- Pâleur
- Signes de choc
Dans ce cas, une intervention chirurgicale urgente est nécessaire.
Comment confirmer ou exclure une grossesse extra-utérine ?
L’échographie pelvienne, souvent par voie vaginale, permet de localiser la grossesse. Si l’embryon n’est pas visible, le taux d’hCG est surveillé. Si celui-ci baisse spontanément, l’organisme élimine le tissu lui-même.
Traitement d’une grossesse extra-utérine
La grossesse extra-utérine nécessite toujours une interruption. Plus elle est prise en charge tôt, plus les conséquences sont limitées. Le traitement est souvent chirurgical : selon la situation, la trompe peut être préservée ou retirée. Si l’hCG est bas, un traitement médicamenteux (méthotrexate) peut être proposé : il stoppe le développement des cellules et permet une élimination progressive.
Retrouver une fertilité après une GEU
Après une opération avec ablation d’une trompe, la fertilité reste possible si l’autre trompe est saine. Le risque d’infertilité après une GEU est d’environ 10%. Un tiers des femmes choisit de ne pas retenter, mais 60% réussissent à mener une nouvelle grossesse à terme.
Le risque de récidive est de 12%. Pour cette raison, il est recommandé d’effectuer une échographie précoce lors d’une nouvelle grossesse.
Après traitement médicamenteux, il est conseillé d’attendre trois mois avant d’essayer à nouveau. Après chirurgie, une période de repos correspondant à un cycle menstruel est suffisante.
Fausses couches à répétition
On parle d’avortement habituel à partir de trois fausses couches consécutives. Le risque de fausse couche lors d’une première grossesse est situé entre 10 et 15%. Après deux fausses couches, il passe à 25%, après trois à 35%. Mais il reste donc 65% de chances de grossesse menée à terme.
Après trois fausses couches, il est recommandé d’envisager un bilan pour rechercher une cause éventuelle. Cependant, ce n’est le cas que dans 15% des situations.
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